Las Flores – Honduras

Située aux portes de la capitale Tegucigalpa, cette Maison du câlin accueille de jour et de nuit et sur le long terme, des fillettes victimes de violences intolérables.  Abandonnées dans la rue  seules ou enrôlées dans les gangs mafieux de trafics humains, elles nous sont confiées depuis 15 années par la Protection des mineures, dans une collaboration étroite sur la recherche des familles et leur possible réintégration.

Ces 15 à 25 fillettes entre 3 et 15 ans, choquées et déstructurées,  ayant pour la majorité d’entre-elles vécu des expériences d’adultes, trouvent au sein de la Maison du câlin l’affection et l’encadrement qui leur faisaient défaut. La volonté majeure est de les aider à surmonter les traumatismes vécus. Par la force du groupe devenant jour après jour force de vie, commence alors la lente remontée des douleurs. Et quand les sourires remplacent les pleurs,  il devient temps de construire l’avenir.

Un projet personnalisé s’élabore. Entre école ou ateliers professionnels,  jeux et lectures, loisirs et obligations courantes de la vie, les journées se remplissent, laissant derrière elles l’idée, voire l’assurance que chaque graine semée deviendra fleur dans l’avenir.

Chaque matin,  un premier groupe  est scolarisé à l’école voisine. Le second groupe alterne école et activités. Quelques petites  non insérables à l’école  pour niveau ou instabilité suivent leur scolarité à la Maison.
L’après-midi est  consacrée aux devoirs,  aux entretiens individuels, et aux activités collectives au sein des ateliers de boulangerie, pâtisserie, couture, informatique, esthétique, coiffure.
Au quotidien les fillettes participent à la vie du foyer.  Elles se répartissent les tâches de cuisine, d’entretien, de lavage, de couvert selon un calendrier pré établi.

Grand  intérêt est porté à leur santé physique et psychique  qui conjuguent problèmes spécifiques d’origine à ceux acquis par les violences. Quelques fillettes souffrent de maladies chroniques graves et demandent une surveillance accrue. Les repas sont pensés et équilibrés en qualité et en quantité selon les groupes d’âges.

Des périodes de liberté favorisent la lecture, les jeux, le théâtre, la musique, le sport. Ces ateliers participent à leur éducation de base. Parmi eux la musique occupe une place importante et débouche sur des petites auditions dans le quartier.

Et pour que la lumière brille en leurs yeux, il leur est parfois possible, sous l’impulsion d’Artistes en Action, d’intégrer le temps d’un concert public des Formations musicales constituées au Conservatoire.