Prologue

L’enfant vit parfois douloureusement, ceci pour des facteurs multiples souvent liés à la précarisation des foyers. Pour des centaines d’entre-eux en voie de marginalisation, Artistes en Action a ouvert au fil des ans des Maisons du câlin, petits havres de paix où ils retrouvent jour après jour joie de vivre et d’apprendre.

C’était en 1998. L’ouragan MITCH balayait de sa violence les terres d’Amérique centrale, laissant derrière lui humains et terres dévastés.

Confrontés à la misère, les hommes par milliers migrèrent vers l’eldorado imaginé :  Ces Etats-Unis d’Amérique qui ne leur offriraient finalement, que peu des dollars attendus par les mères en charge des enfants. Se retrouvant isolées, elles furent contraintes de travailler, laissant sans surveillance leurs petits, véritables proies pour les gangs mafieux actifs en Amérique Centrale et toujours avides de recrutements.

Aujourd’hui, on estime à quelque 450 000 les jeunes actifs dans les bandes organisées en trafics illicites : drogue,  prostitution, petit et le grand banditisme.

“les Maras”, ainsi appelés en les comparant aux fourmis d’Amazonie détruisant tout sur leur passage, s’organisent en clans rivaux qui enrôlent par rapt ou récupération dans la rue,  les enfants dont l’âge moyen se situe à partir de 8 ans.

C’est pour les prévenir ou pour les guérir de ce fléau, que les Artistes en Action se penchent sur le quotidien de cette enfance déjà perdue.

“La mort d’un enfant c’est la foudre” disait Malraux